Démangeaison > Scène de ménage

Jeux de mains, jeux de vilains, dit la sagesse populaire. Je dois dire que si un imbécile se prenant en pleine poire la baffe qu’il avait mérité est un spectacle sain quand ce n’est pas de moi qu’il s’agit, je suis moins enclin à comprendre l’intérêt d’un règlement de compte conjugal devant quelques milliards de télé-web-spectateurs.

Le Président normal est un gars normal, quoique vaguement anti-conformiste – limite réac, jamais marié avec la mère de ses quatre enfants, une peau de vache ambitieuse qu’il a fini par laisser tomber pour se retrouver avec une arriviste encore plus hargneuse. C’est un homme à femme de caractère, et quant-à moi, j’y trouve là un éclairage plutôt déflambisant de sa personnalité du moment que c’est lui qui préside la république et pas sa furie.

Parce que la Trierweiler n’a tout de même jamais aussi peu mérité ce surnom de Rottweiller. Ces canidés sont, est-il utile de le rappeler, de gros nounours joueurs, des chiens gentils que leurs caractéristiques physiques nous incitent à utiliser pour des desseins bien loin de leur personnalité. La première future-ex de France est plus de l’acabit du Yorkshire, petite bestiole toute mignonne qui n’a jamais oublié qu’il fut jadis un terrier, c’est à dire un chien de chasse. Il aboie fort et plante de petites dents pointues dans les mollets qui ont le tort de le mépriser.

Le soufflé du tweetgate qui n’en finit plus de ne pas retomber, est tout de même l’histoire d’un coup de pute de très bas étage au plus haut niveau. Je trouve très naïfs ceux qui croient encore que Madame T. trouve tout ce tapage déplacé : journaliste politique intelligente et influente, elle ferait là preuve d’une mécompréhension plutôt inquiétante de l’univers qui la fait vivre.

Je trouve très déplacé de taper comme une sourde sur l’ex de son régulier, qui a tout de même intérêt à conserver de bons rapports avec la mère de ses enfants, peu importe leur âge. C’est du bon sens qu’aimeraient bien vivre beaucoup de familles recomposées.
Par contre, monter en mayonnaise à cause d’un acte de soutien politique qui n’a tout de même rien à voir avec un retour de flamme n’est pas le signe d’une grande maturité et encore moins de confiance en son conjoint.
Alors, le porter sur la place publique, c’est de la bêtise.

Certes l’impact politique immédiat ne sera pas plus important qu’un pet de mouche sur une toile cirée – sauf peut être pour Ségolène Royal – et l’intérêt international pour ce mauvais vaudeville pas plus durable que la vue d’un sein de Madonna.
Au pire, à long terme, cela deviendra-t-il le yacht de Bolloré de François Hollande.

Une première dame n’est certes pas obligée de fermer sa grande bouche, mais elle a un devoir d’intelligence dans son action. Tout le monde n’est pas Danielle Mitterrand et Valérie Trierweiler a raté la marche qui mène au niveau de cette grande dame. La gauche n’y a gagné que sa Cécilia, à la différence que l’originale paraît soudain beaucoup plus mesurée que sa copie.

Et ça donne des leçons de savoir-vivre. A bling-bling, bling-bling et demi…

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