Je suis Papa > Je suis un papa formidable

papa-formidablePour lutter contre l’autoflagellation et la complainte qui font le bruit de fond de la blogosphère parentale, Maman Yuki a eu l’idée, tout à fait saugrenue vous en conviendrez, de lister de quoi elle est fière en tant que maman.
Une maman blogueuse qui ne se plaint pas, vous avouerez que ce n’est pas tous les jours et l’on théorisera longtemps sur sa santé mentale au comptoir du PMU de la place de la mairie.

Il est vrai qu’absorbés par le quotidien et par les multiples failles que les enfants révèlent dans nos certitudes et nos principes, on en oublie volontiers de décrire ces moments magiques du premier regard, du câlin, mais aussi nos victoires dans cette tâche d’éduquer et protéger nos enfants, à la fois pour et contre le présent et pour et contre le futur.
Je suis donc un papa formidable. Un papa qui doute, qui failli, qui flanche, qui craque, mais j’ai aussi mes petites réussites. En voici cinq.

Mon fils ne fait pas de caprices.

C’est comme ça : Ti-cul n’a pour ainsi dire jamais fait de caprices. Je ne dis pas qu’il n’a pas essayé, mais j’avoue que ça m’a toujours fait rire, ce petit bonhomme haut comme trois pommes qui tente de te manipuler aussi grossièrement en se tortillant sur l’inconfortable carrelage d’un magasin.
Qu’il se tortille. Je m’assied sur l’étagère la plus proche et j’attends qu’il ait fini en faisant un large sourire à la femme qui ne manque jamais de fusiller du regard le père indigne. Il est arrivé une fois que je laisse le caddie dans un coin, et qu’on reparte. Ti-cul a heureusement compris l’inutilité du procédé avant la porte et ça m’a bien arrangé : avec la neige qu’on avait dehors, je n’avais pas trop envie de revenir faire les courses plus tard.
Lorsque la parole a pris ses aises dans notre communication, la phrase “Tu te souviens de ma politique en matière de caprices ?” a coupé court à bien des tentatives ultérieures.
Mon enfant ne fait pas de caprices. Qui est-ce qui est jaloux ?

Mon fils pleure

Oui, c’est une fierté. Pour ceux que ça étonne, lisez mon article “Laissez pleurer les hommes“. Cela peut aussi se dire de la façon suivante : mon fils extériorise les émotions trop fortes pour lui et il trouve ça normal. J’ai donc aussi un enfant qui ne frappe pas et qui explique que oui, un garçon a le droit pleurer.

Je me suis bien occupé de mon bébé

Ma belle-mère m’a beaucoup aidé à m’occuper de mon fils en l’absence de sa maman, mais a eu la délicatesse de m’en laisser la charge et cela m’a permis autant qu’obligé à être son père. Et je suis fier de la façon dont j’ai rempli cette charge, organisé la maisonnée, fait les purées – Ti-cul n’a mangé de “tout prêt” qu’en voyage – changé les couches, joué – et Dieu sait si je n’aime pas ça – câliné, consolé, soigné, éduqué à dormir, à ne pas mettre les doigts dans les portes et à ne pas toucher au **** de magnétoscope et aux autres **** de boutons électriques.

Ti-cul est socialement équilibré

Ti-cul a des copains, une amoureuse qui le fait tourner en bourrique, se fait “embêter”, parfois, et sait résoudre les problèmes avec ses congénères par tout moyen mis à sa disposition : chantage, cinéma, rendre coup pour coup, plainte auprès des autorités compétentes (adulte, grand – et surtout grande – de la classe supérieure préalablement mis dans sa poche…). Il sait aussi être au calme en s’isolant des copains qui font trop de bruit.

J’ai fait le bon choix professionnel

Parent solo, je dois être à 8h20 et à 18h30 à l’école. Si le premier horaire se conçoit, la France voit assez difficilement sortir ses cadres du boulot à 18h ou même 17h45 comme en ce moment. Vaut-il mieux être bien payé pour recruter une nounou le soir, ou rentrer faire la sortie de l’école ?
C’est ce dernier choix que j’ai fait – ce qui a d’ailleurs bien simplifié ma recherche d’emploi.
De ce fait, je suis tous les matins et tous les soirs avec mon enfant : on parle, on désamorce les crises, on s’occupe l’un de l’autre et il apprend qu’il peut compter sur ma présence. Il aura fallu quelques années avant que le bien fondé familial de ce choix ne fasse plus aucun doute. La relation privilégiée que j’ai avec mon fils est enviable. Avec un peu de chance, je ferai des jaloux à l’adolescence (Ben quoi ? On peut rêver, non ?)
Professionnellement, c’est une autre histoire. Si vous avez un boulot intéressant pour moi, je suis preneur…

Et vous, quelles sont vos victoires ?

Retrouvez d’autres réponses à la fin de cet article chez Papa Panique.

8 réflexions au sujet de « Je suis un papa formidable »

  1. BRAVO !!
    La qualité de tes remises en question m’a toujours laissé l’impression d’un papa formidable : tu n’as que ce que tu mérites… Bravo pour la profondeur et l’engagement dans tes réflexions de papa, et pour la lumière ont tu sais en éclairer le résultat !
    Et merci d’être là pour initier (ou au moins tenter de ) nos propres réflexions…

      1. Merci, merci, ça suffit ; je ne vais plus entrer dans mon bonnet 🙂
        Se remettre en question, c’est avancer, tout simplement ; peu importe la qualité de la réflexion, c’est réfléchir qui importe.
        Comme chantait Mano Solo, ce n’est pas la victoire qui compte, c’est le combat.

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